31 décembre 2009

Kiss 2010 or 2010 will kick your ass*!


Nous y sommes, ça y est: nous n'avions jamais été aussi près de la fin. 2009 est sur le point d'aller se rhabiller et laisser finalement entrer 2010 sous des airs plus sexy encore. Et voici le temps du bon bilan traditionnel et on envisage nos prochaines bonnes résolutions. C'est comme ça chaque année, comme le sapin et le papinou Noël qui nous font dépenser des bourses entières, tout en obtenant le sourire. Enfin, allez comprendre le complexe d'affect pour les rapports paradoxaux chez l'homo-sapiens.

Nous avons donc vécu une brochette d'évènement en 2009 et accueillons 2010 en tâtonnant la canne royale. Pour ma part, 2009 fut une année surprenante. En quelques mois, j'ai donc décidé que j'allais vivre:
- Un déménagement international de Shanghai à Paris (et non de Beyrouth à Dunkerque pour ceux qui ne suivent pas!),
- Un nouveau boulot à responsabilité dans la belle et lourde industrie, avec la lourde charge de créer du chiffre d'affaires plein de zéros,
- Mon homme que j'ai retrouvé après une petite rupture (de 9 mois!), très cauchemardesque pour lui, mais, qui moi, m'a permise de réfléchir et de partir sur de meilleurs bases!
Qui dit mieux comme renouvellement? Obama? Non, lui n'a eu droit seulement au changement de boulot le plus médiatisé de la planète.

Excellente année à toutes les volailles, de toutes les couleurs, de toutes les croyances, de tous les affects!

Ce qui va changer en 2010 en France


Bien sûr, il y a une autre façon de souhaiter une bonne année à la communauté des volailles et autres loups aux longues dents. Mais avoir une conscience citoyenne qui s'informe des changements économiques et sociaux est chose primordiale dans la vie de tous les jours! Donc voici les quelques changements à noter dans vos agendas dès demain!

Deux présidences pour l'UE
A partir du 1er janvier, deux présidences de l'Union européenne coexistent: la tournante assurée pour six mois par l'Espagne -qui succédera à la Suède- et la permanente instaurée par le traité de Lisbonne, qui est occupée depuis le 1er décembre par le Belge Herman Van Rompuy mais doit entrer à cette date dans le vif du sujet.

Revalorisation du Smic a minima
La revalorisation annuelle du Smic pour 2010, applicable quels que soient l'âge, le secteur ou le lieu d'activité, prend effet pour la première fois au 1er janvier, alors que le Smic était jusqu'à présent revalorisé en juillet. Le Smic est porté à 8,86 euros l'heure, soit 1.343,77 euros mensuels brut (quelque 1.056 euros net) sur la base de 35 heures hebdomadaires. Cette augmentation sans coup de pouce correspond au strict minimum légal.
Le Revenu de solidarité active (RSA) augmentera lui de 1,2%, à 460,09 euros pour une personne seule sans enfant.

Remplacement de la TP par une contribution économique territoriale
La taxe professionnelle sur les investissements productifs des entreprises est supprimée et remplacée par une contribution économique territoriale (CET), qui portera sur la valeur immobilière des locaux ainsi que sur la valeur ajoutée des entreprises. Une compensation financière est prévue au bénéfice des collectivités territoriales pour l'année 2010. La réforme de la taxe professionnelle, annoncée par le chef de l'Etat le 5 février, aura mobilisé l'énergie des parlementaires pendant dix mois. Et ce n'est pas fini: des "clauses de revoyure" sont prévues afin de suivre l'entrée en vigueur en 2010.

Le montant de la prime à la casse diminue
La prime à la casse automobile -attribuée pour l'achat d'un véhicule neuf peu émetteur de C02 assorti de la destruction d'un véhicule de plus de dix ans- diminue, passant de 1.000 euros à 700 euros. Cette prime, mise en place en décembre 2008, sera une nouvelle fois réduite de 700 à 500 euros au 1er juillet.
Le système des bonus écologiques, qui accompagne l'achat d'une voiture neuve peu émettrice de CO2, est également modifié. Les seuils d'émissions de CO2 sont abaissés et le montant des principaux bonus réduit.

Les tarifs des assurances augmentent
Les tarifs des assurances auto et habitation augmentent en moyenne de 5%.

Du changement autour des niches fiscales
Le projet de loi de finances pour 2010, qui a été définitivement adopté par le Parlement, prévoit la baisse du plafond des niches fiscales à 20.000 euros plus 8% du revenu imposable (contre 25.000 et 10% auparavant).

Le point sur les prélèvements sociaux
Le "forfait social" instauré l'an dernier (taxe sur l'intéressement, la participation ou l'épargne salariale) est doublé. De même que les prélèvements sociaux sur les retraites "chapeau" et "contribution additionnelle de 30%" sur les retraites "chapeau" excédant 8 plafonds de la Sécurité sociale, à la place des cotisations patronales.
Les plus-values mobilières sont elles soumises aux cotisations sociales "dès le premier euro".

Hausse du forfait hospitalier
Ce forfait, qui représente la participation des patients aux frais hôteliers de l'hôpital, augmente et passe de 16 à 18 euros. Certaines femmes enceintes, les bénéficiaires de la CMU ou encore les accidentés du travail en sont exonérés.

Le prix de la course de taxi augmente
La hausse est de 1,2%. Les trois composantes de la course de taxi "ne doivent pas, après majoration, dépasser les montants suivants: prise en charge 3,36 euros, indemnité kilométrique 0,92 euro et heure d'attente ou de marche lente 30,93 euros", selon un arrêté publié au Journal Officiel. De plus, le tarif minimum, suppléments inclus, susceptible d'être perçu pour une course passe à 6,10 euros contre 6 euros auparavant. Le tarif des courses de taxi est arrêté chaque année par le ministère de l'Economie à partir de l'évolution des prix du carburant et des autres charges supportées par la profession. Avant de pouvoir s'appliquer, la revalorisation des tarifs doit être traduite à l'échelon départemental par un arrêté préfectoral fixant les nouveaux tarifs dans chaque département.

30 décembre 2009

Emouvante madone




Le bon, le méchant et la pintade


La fin de l'année est toujours particulière, on hésite entre rire et pleurer, on devient parfois insupportable. Allez, on se lance pour une ultime remise en question. Pour les courageux, c'est le moment de revenir sur les erreurs commises et tenter de se convaincre que l'on fera mieux l'année prochaine. Pour le sentimental, c'est le moment de déclarer enfin sa flamme à la personne si longuement aimée en secret et d'espérer accomplir des projets partagés. Pour l'abeille travailleuse, c'est le moment de faire le dernier bilan des agendas et de planifier les prochaines réunions.

Et pour la pintade que je suis, quelles sont mes dernières réflexions 2009?

Cet après-midi, en sage fille à sa maman, j'ai regardé en compagnie de ma famille, le dernier volet de la trilogie "Le Seigneur des Anneaux". C'est bon de temps à temps de regarder une bonne et grosse production américaine, même chose pour un bifteck, si si.

"Le retour du Roi" raconte le retour d'Aragorn (le roi, vous l'avez compris), interprété par le magnétique Viggo Mortensen. C'est le récit du bouquet final, de la bataille entre le Bien et le Mal, entre l'amitié et la trahison, entre l'amour et la vengeance. C'est assez moraliste et ce n'est pas une honte de pleurer devant de bons sentiments pleins de sens. Evidemment, je n'ai pas pu résister à l'appel du Bien, j'ai fondu en larmes. Pas à cause de l'histoire d'amour ou d'amitié: mais parce que les quelques dernières scènes du film ont su mettre l'accent sur la préciosité et l'aspect minuscule d'une vie terrestre. C'est une sorte de Micromégas contemporain sauf que c'est moi qui en prend plein la tête. Lorsque Frodon, le petit hobbit héroïque, dit:" comment continuer à vivre lorsque l'on a compris qu'il n'y a plus de retour en arrière possible?", je pense tout naturellement à la vieillesse, aux erreurs que nous tous avons un jour commises, aux regrets qui nous ont rongés et que nous cherchons à taire, et aux amertumes qui nous perturbent et que nous tentons d'oublier. Oui: que faire lorsque le temps n'est plus le même, lorsque nous perdons confiance ou tout simplement lorsque nous nous refusons la dure réalité d'évoluer?

C'est là qu'un autre hobbit, Sam le compagnon de route de Frodon, trouve la solution: Sam a compris qu'être héroïque n'est pas forcément faire la guerre ou combattre les méchants. Il est vrai aussi que les gens comme vous et moi ne font pas la guerre entre métro/dodo/boulot, sinon de temps à temps la guerre des roses... Le vrai héroïsme est celui de coeur, qui se porte sur les actions anodines de nos journées: être à l'écoute d'un enfant, garder son sang froid et sa patience face à une question d'une nouvelle collègue, savoir aimer et couvrir d'attentions la personne que l'on aime. Oui, je suis du même avis que ce Sam: l'ennemi n'est pas celui que l'on croit, la guerre, on doit la faire à notre paresse et indulgence. Nous sommes notre pire ennemi donc, car nous nous pardons trop facilement, nous nous promettons une chose et en faisons une autre. Mais dindons et pintades, combien de temps nous reste-t-il avant que nous comprenons que rien, rien de rien, ne sera vécu une seconde fois et que bien faire les choses dans le présent est notre seule prise avec la réalité?

Dr House


Dr House, série très efficace contre coups de blues et autres complications mentales des volailles en mal d'amour. Riez, c'est bon contre les rides.

1)Le sexe peut vous tuer
House: Le sexe peut tuer. Tu sais ce que notre corps subi quand on fait l'amour ? Les pupilles se dilatent, les artères se contractent, la température augmente, le cœur s'emballe, la pression artérielle crève le plafond. La respiration s'accélère et devient haletante, le cerveau envoie des impulsions électriques dans tous les sens et des sécrétions jaillissent de toutes les glandes et les muscles se tendent et se crispent comme si on soulevait trois fois le poids de notre corps. C'est violent, c'est brutal et ce n'est pas joli. Et si Dieu ne s'était pas arrangé pour qu'on en redemande, ça fait bien longtemps qu'on aurait cessé de se reproduire. Les hommes ont la chance de n'avoir qu'un seul orgasme. Tu sais que les femmes peuvent jouir pendant une heure !
2) Dialogue constructif
Wilson : La beauté nous détourne souvent de la vérité.
House : Et la banalité nous frappe dans les couilles.
3) Courses déçues
House : Je suis très déçu. Je vous envoie chercher de la drogue et vous revenez avec de la sauce tomate.
4) Vérité si je mens
House : J'ai dit que j'étais drogué. Je n'ai pas dit que j'avais un problème!
5) Bonjour Bouddha
Forman: Je croyais que tout le monde mentait
House : C'est dans le mensonge que la vérité commence, méditez cela !
Forman: Ca veut rien dire, non ?
6) Rendez-vous avec Judas
Mère de la patiente : On va pas lui infliger une intervention inutile
House : Ou une maman un peu idiote
7) Le bout de ses rêves
House: Vous n'avez peut être pas de jambe mais vous avez encore des oreilles, j'ai dit qu'on avait diagnostiqué une allergie
8) Le boulot de ses rêves
Vous avez raison dans le sens où vous m'avez convaincu que vous avez tort.
9) Sympathie crue
Forman: Alors on va la regarder mourir ?
House : Oui, on va le regarder mourir, précissement à quelle vitesse elle meurt.

Si vous avez lu jusqu'ici et avec un petit sourire, c'est que vous êtes armés pour regarder la série en temps réel. Ouf.

La belle est la bête?


Euh comment dire, entre Audrey Hepburn, Dr Geluck et la recherche de la sérénité à mon jeune âge, vous vous dites que la pintade parisienne est un peu le genre de "fifille bourgeoise", qui est la seule mode de vie qui me convienne... Vous vous dites que la pintade n'est pas une élève assidue de Blondie. Vous n'avez pas tort, hélas. Il est vrai que la pintade a toujours eu un penchant automatique à vouloir diriger sa conduite de vie. Mais la sainte pureté est ennuyeuse!

Donc je me demande: ça fait quoi de déconner à fond? ça veut dire quoi s'amuser à fond? ça fait quoi de faire ce que j'ai envie de faire, quand j'ai envie de le faire et avec qui je veux? Oui, "ça" se recentre sur le "moi décadent", digne de mon âge, envie de stimulation, de paillettes et de Jack Daniel's. Adieu donc Lamartine, lord Byron et autres jolis mômes, me voilà assise sur la butte de mes désirs les plus primitifs.

Entre tisane magique des Mariage Frères et un tour de manège sur la bouteille d'Absolute, le coeur de la pintade a balancé maintes fois. Qui veut faire l'ange fait la bête... Et puis, je pense à ma sainte mère, à mon père le tycoon, à mes amis les plus intimes jusqu'aux "potes à complication", je me dis qu'être jeune est une chance inouïe. On se sent presque vaillant quand on est jeune: traverser la route sans vraiment regarder, dormir sans vraiment mâcher des dents, jouir de la vie sans faire du tricot, marcher en dansant... Etre jeune, c'est tout un capital. Seulement, comme tout capital, il y a la question d'amortissement. Le capital, à mesure que les aiguilles avancent, s'use et devient "obsolète". Cette conscience nous assomme un brin. On s'accroche alors à nos crèmes, à nos strings remonté comme nos humeurs et, surtout on hésite entre réveil à midi ou couche panier à midi, parfois on fait les deux. C'est dur de vieillir, c'est un fait. Mais citoyens volaille, c'est encore plus dur de faire des choses abîmant santé et moral. La jeunesse, les conneries de jeunesse, les joies de jeunesse sont des choses sérieuses. Mais au-delà de la jeunesse, il vaut mieux savoir chérir la vie, au sens terrestre; savoir s'aimer et être digne de notre jeunesse. Comme ça, quand un matin vous vous réveillez à côté d'un dindon ou d'une pintade inconnu, vous aurez moins ce sentiment:"Bon sang, encore des plumes laissées pour rien".

29 décembre 2009

Dr Geluck




Vous connaissez Geluck? Belge, chauve, avec des lunettes? Non? Eh bien, la pintade va vous aider à connaître, ou à prolonger, le plaisir de lire Dr Geluck. Détendez-vous, ce sera bref.

Geluck est un belge certes, mais quel sens de l'humour! Geluck est certes chauve mais quel esprit brillant, et tout le monde sait qu'un esprit brillant ne se cache pas sous une touffe de tifs indomptable. Geluck portes certes des lunettes, mais quel doigté pour les dessins! Donc, si vous ne connaissez pas Geluck, retournez à la Mat' Sup' (Maternelle Supérieure)! Non, ne vous fâchez pas, une pintade n'est jamais méchante. Voici quelques unes de ses créations.

Je me doute bien qu'en publiant ce billet, je décrédibilise mon côté rock and roll. Mais une femme a tellement de facettes, si si...

Dur dur de vieillir!


Encore une journée à me dire devant le miroir de la salle de bain:"Bon sang: encore quelques semaines, et me voilà définitivement hors des cartes de réductions de tous les marchands et boutiques dans le monde!". J'ai aujourd'hui 25 ans et 12 mois, pourquoi?

Le jour de mes 24 ans et 12 mois, un ami m'a offert un Ipod. Chouette, mais cette joie a été de courte durée! Explication linéaire: je reçois ce cadeau et voulant me connecter sur Itunes pour télécharger quelques titres, je me retrouve nez-à-nez avec quelques questions de l'équipe marketing. Quoi qu'est ce que j'apprends? Vous n'imaginez même pas mon courroux: pour la marque du pommier, je suis rangée dans la catégorie de "25 à 49 ans"! Mais qui a établi ces études zinzin, ils n'ont pas fait HEC, c'est sûr! Vous imaginez si vous avez tout juste 24 ans et 12 mois et qu'on vous range, sans vous prévenir, dans des tiroirs pour vieux! Le mal est fait et le conflit déclaré entre Ipod et moi. Quelques mois plus tard, Ipod tombe en panne, bien fait pour qui? Sans oublier que mon âge est toujours "rangé" solidement dans leurs études marketing. Damn it!

Aujourd'hui encore, au supermarché avec ma sainte mère pour les courses de fin d'année, je me retrouve face à une remarque de gamin:"pff, la dame a des bottes de cowboys!" Alors, petit ignare, d'abord ce sont des santiags très "in" cette année, ça se voit que tu ne lit pas, Vogue est trop lourd pour toi! Puis, "la dame" comme tu dis, est une jeune femme qui encore une peau de bébé (oh quoi!) et elle fait attention à sa ligne en faisant du Pilates tous les jours! Pilates, tu sais ce que sais? Non, donc on se tait! Je sais, je sais, je ne suis pas douée avec les gosses...

Donc, je suis rentrée bouleversée, sans doute parce que le gamin a mis le doigt sur une réalité implacable: le temps qui passe et que les puissants n'y peuvent rien hélas. Quelques heures plus tard, ma sainte mère me demande de lui rendre un service: connecter la télévision familiale sur un décodeur TNT. Bon, vous imaginez ma joie et avez compris que la pintade que je suis est plus Sciences Po que ETSB (école technique supérieure de Biarritz)! Donc je fais ce que je peux: échec. Et à ce moment de découragement général, la phrase du gamin du supermarché me revient:"Oh la dame porte des bottes de cowboys, et en plus elle est naze en mécanique!" Mes cheveux se dressent d'un coup et je me suis sentie nulle. Ce fut un moment cinématographique.

Je vous jure, il y a des jours où le malin esprit des rides se promène autour de ma tête bien faite. Je pense soudainement à ce grand jour où j'aurai 30 ans. Me voilà déprimée pour de bon. Idée: je me casserai une jambe ou mettrai un maquillage tiré à la carabine pour échapper à toute fête! ça, c'est une idée digne d'une jeune femme portant des bottes de cowboys et ayant fait ses classes à Sciences Po! Mais vous, vous préférez être jeune et jolie, ou vieille et sereine?

Etre gentil, c'est bon pour soi-même?


Voici venu le temps des bonnes résolutions. Et si, en 2010, on tentait de cultiver une qualité un peu désuète, la gentillesse ? Encore faut-il réhabiliter cette notion souvent disqualifiée. On rabâche aux enfants d'être gentils mais une fois devenus adultes, on associe cette vertu à de la faiblesse, voire à de la bêtise. Ce qualificatif échoit le plus souvent à ceux qui n'arrivent pas à s'affirmer, qui ne savent pas dire non. Bref, aux faibles qui se laissent faire ou à ceux qui n'ont pas d'autres qualités à faire valoir.

Par quelle métamorphose une qualité louée dans l'enfance devient-elle presque un défaut chez les adultes ? Le temps est venu de changer radicalement la façon de concevoir la gentillesse! Nous avons tout à gagner à être bons envers ceux qui nous entourent et beaucoup à perdre à ne pas l'être. Je pense que la gentillesse est le facteur déterminant de notre degré de réussite. Eh oui, c'est que la pintade réfléchit!

Au diable les clichés des gentils loosers et des méchants gagnants. Je crois aux vertus de la bonté non pas par conviction religieuse mais par expérience personnelle et pour ses bienfaits. Pour convaincre les sceptiques, les scientifiques et médecins mettent en avant les avantages qu'on en peut retirer. "Les études scientifiques ont montré qu'il existe plusieurs bénéfices à être gentil. Quand vous faites une bonne action, vous activez une zone liée au plaisir dans le système mésolimbique du cerveau, la même que celle qui est activée par les drogues, la bonne nourriture et le sexe! Par ailleurs, les études montrent que la probabilité que des personnes fassent de bonnes actions envers vous et même envers les autres augmente si vous-mêmes en faites envers eux! C'est donc scientifique et nul ne peut prétendre être au-dessus de la science. Parole de pintade.

Finalement, la générosité, expression concrète de la gentillesse, ça rapporte. Donner crée une dette et engendre un cercle vertueux. Marcel Mauss (non, ce n'est pas le créateur de Mickey...), anthropologue que j'ai étudié lors de mes années à Sciences Po Po, a analysé son importance dans la société humaine. Le don crée du lien social et s'accompagne de l'obligation de recevoir et de rendre. En étant généreux, on fait non seulement plaisir aux autres mais à soi-même en renforçant son estime de soi. Ceux qui donnent aux associations ou font des cadeaux à leurs amis seraient même plus heureux, à revenus égaux, que ceux qui dépensent leur argent pour eux-mêmes, si l'on en croit une étude menée par une équipe de l'université de Colombie-Britannique (Vancouver) et de la Harvard Business School, publiée en mars 2008 dans la prestigieuse revue Science.

Mais qu'est-ce au juste que la gentillesse ? Cette qualité ne se nourrit pas de bonnes intentions mais d'actions généreuses et de critiques constructives. Trois éléments caractérisent une bonne critique : premièrement, elle a lieu en privé ; deuxièmement, elle est formulée dans l'espoir de faire évoluer le comportement du destinataire ; troisièmement, elle est énoncée avec sympathie.

Sortir de son petit confort frileux n'est pas toujours facile et parler vrai suppose parfois une bonne dose de courage. "La gentillesse n'est pas de façade, considère Thomas d'Ansembourg, psychothérapeute. Nous avons souvent appris à porter un masque de complaisance en taisant nos colères, nos désarrois ou nos désaccords pour ne pas déranger. La bonté, elle, nous invite à oser être vrai." Il ne s'agit pas de balancer ses quatre vérités à celui avec qui l'on est en désaccord, mais d'exprimer avec sincérité et bienveillance ce que nous ressentons, ce qui suppose estime de soi et confiance en l'autre.

La vraie gentillesse n'est donc pas un sentiment angélique et n'a que peu de choses à voir avec celle qu'on nous a apprise enfant et qui parfois frisait l'hypocrisie. "L'éducation dont nous sommes pétris laisse peu de place à l'expression des désaccords et aux conflits, considère le psychothérapeute. On ne cherche pas à écouter ce qu'il y a dans le coeur des gens."

La bonté procède par empathie, écoute, attention à l'autre. C'est tout un art. Etre vraiment gentil avec les autres suppose d'avoir fait un travail d'intériorité pour identifier nos besoins. Bref, d'être gentil envers soi-même. Ben oui, je vous dis que c'est scientifique! Et de toute façon, ce que nous faisons à autrui revient toujours d’une façon ou d’une autre. La bonté comme le reste. Je sais, je sais, c'est dur...

28 décembre 2009

Etre numéro 2 mondial...


La Chine a réévalué, vendredi 25 décembre, son taux de croissance pour l'année 2008 à 9,6 %, contre 9,0 % précédemment, après avoir déterminé que l'activité du secteur tertiaire avait été plus soutenue qu'initialement calculé, indique le China Daily vendredi. Cette annonce vient consolider l'opinion selon laquelle la Chine va ravir au Japon la place de deuxième économie mondiale en 2010.

Oui, la pintade lit aussi Le Monde. J'ai toujours trouvé les chiffres et l'économie (macro ou micro) très sexy, pas vous? Et lorsque l'on parle de pouvoir d'achat ou de pourcentages de soldes? Alors? Et vous savez quoi? Je ne peux résister à un homme élégant qui me parle de conjonctures économiques, c'est structurel chez moi! Ah oui, la pintade a des facettes de jeune femme à l'air du temps, qui s'intéresse à beaucoup de choses! Donc publier cette article du Monde, c'est mon côté "fierté de l'enfant du pays" ajouté à une cervelle de pintade qui a fait un master de finances, ouï aïe... Un loup ne devient pas herbivore. En plus, aimer sa patrie est quelque chose de primitive. Même un belge comprend ça! Never explain, never complain comme dirait sa majesté la reine.

Pour les dindons nuls en amour


Vous avez remarqué: j'aime disserter sur la féminité et ses facettes paradoxales. J'ai parlé de mon affection esthétique pour Audrey Hepburn ou Charlotte Rampling. Il y a aussi Loulou de La Falaise, Monica Vitti ou encore celle qui inspires Kate Moss et qui a été marié à 2 RS (Rolling Stones) sur 4, Anita Pallenberg. Certes, d'autres filles méritent que l'on s'attarde un peu sur elles (les hommes diront sur leur "beauté intérieure", mais bien sûr, beauté très intérieure, messieurs...). Il se trouve que la pintade que je suis a un esprit cérébral et préfère les "femmes mémorables" plutôt que les "filles sexy", vous voyez la différence?

Seulement, aujourd'hui, à la question de maman lorsque l'on regarde un film, "quels sont tes acteurs préférés, physiquement?". Là, je me suis dit que je devais être sérieuse face à la réponse et prendre un peu de temps pour une introspection. Depuis enfant, j'ai un faible pour les hommes bons, gentlemen, responsables et de préférence littéraire (comprendre "capables de conversation profonde") comme Viggo Mortensen. Viggo, qui est un acteur aimant prendre des risques, est aussi un peintre et poète accomplis exposant à New York. Rien que ça! J'aime aussi Clive Owen, un genre plus viril mais respectant et aimant sa femme comme au premier jour, malgré toutes les tentations imaginables du monde du "chaud biz".
Alors oui, j'aime les hommes genre "neurones développées" plutôt que "membres développés". Les muscles ne sont pas des tableaux de renaissance italienne pour moi et je ne comprends pas pourquoi certaines femmes "bavent" devant ces blocs de chair. Mais les goûts et couleurs sont dans la nature, dans un certain bordel parfois je dois l'avouer. Moi, je préfère un mâle capable de me citer Jane Austin ou Nerval, plutôt qu'une tête très jolie qui fait des pompes pour m'impressionner pendant que je m'occupe de ma manucure. Oui, je n'aime pas les "beautés vases", sans profondeur ni élégance. La pire des vulgarités pour moi, c'est l'immaturité. Vous voyez genre "je conduit ma Lamborghini en écoutant les Rolling Stones": je n'aime pas les Lamborghini ni les Stones. Ouh la, je choque certains là, non? Je m'en fiche. Il y a une grande différence entre apprécier la beauté physique et le fait d'être capable d'amour: c'est comme investir et spéculer en bourse, vous me suivez? Alors pintades vous voilà averties: n'investissez jamais sur un coq "beau gosse" et hautain, incapable de vous comprendre. Préférez plutôt investir sur un dindon bon et dévoué, qui saurait apprécier toute votre rareté. Parce qu'au final, le coq vous fera perdre plus de plumes que vous n'oseriez imaginer. Parole de pintade.

Donc c'est dit: je n'aime pas les hommes sans esprit et sans respect pour nous, les pintades. Je les aime gentleman anglais 19ème siècle, exigeant d'eux-mêmes, et n'ayant pas d'indulgence face à leurs insuffisances. Ah oui, je sais, c'est prosélyte, le 19ème n'est plus! Mais que voulez-vous, je suis une pintade songeuse et fleur-bleue.
Je crois que les hommes capables de me comprendre, d'anticiper mes attentes et désirs, capables ensuite de se mettre à ma place, sont réellement des hommes que j'estime hautement. Ces qualités font d'eux d'excellents amis et des amants inestimables. Ce n'est pas moi qui invente, c'est un homme, un poète pour être exact:" Un homme complet, c'est avant un être qui accepte et qui respecte profondément les femmes, bien plus que sa propre virilité". Eh oui, ce n'est d'autre que monsieur Charles Baudelaire qui a dit ça! Lorsqu'il parle de virilité, je crois que certains hommes se sentiront visés. Car il est vrai qu'il est difficile, voire impossible, pour un dindon de se mettre à la place d'une pintade. C'est connu: les dindons viennent de Mars et les pintades de Vénus. Mais gardez cela en tête messieurs: le manque d'empathie fait fuir vos femmes!

Pour les compagnons de toutes les pintades, si vous tenez à votre promise, et peu importe ce que pensent les autres dindons de votre cercle, vous devez prendre plusieurs conseils au sérieux:
1) Gardez toujours votre sang-froid, signe d'élégance spirituelle suprême, quelles que soient les circonstances. Et même si vous n'êtes pas à l'origine de la crise, la pintade appréciera toujours votre solidité calcaire;
2) Ne jamais "accuser" votre pintade d'avoir ses humeurs, même les plus incompréhensibles car les émotions et humeurs sont du domaine de l'inexplicable. On n'a pas inventé Freud pour savoir ça. Sachez que pour une pintade, les hormones travaillent tout le temps (même en dehors de la "semaine sainte") et qu'il est essentiel pour un dindon de comprendre le mécanisme biologico-émotionnel de sa moitié;
3) Ne jamais donner le sentiment à votre pintade que ce qu'elle dit compte pour du beur. Si elle tente d'attirer votre attention sur vos réactions excessives, donc pas élégantes, écoutez et osez l'autocritique verbale;
4) En parlant d'analyse, sachez messieurs les dindons que les pintades préfèrent toujours un dindon en mesure de se remettre en cause, même si la fierté d'un dindon est chose compréhensible.

Et pour terminer ce gentil pamphlet, lorsqu'un jour vous demandez à une pintade sa patte pour lui annoncer votre désir de passer la vie auprès d'elle, assurez-vous qu'elle soit chouchoutée et soit le centre de vos attentions. C'est normal: le lien de votre relation change et bascule à la catégorie supérieure. Montrez-vous à la hauteur! Car si pour vous le moment des fiançailles est unique, il est encore plus pour les pintades que nous sommes, programmées depuis notre jeune âge à rêver du dindon parfait... Oui, messieurs, les pintades sont des êtres sensibles, prenez-en soin. Comme dirait l'un de mes amis:"le plus important, ce n'est pas que je l'aime; le plus important, c'est qu'elle sente que je l'aime". Non, mesdames, cet ami est marié et c'est sans doute ce principe d'altruisme qui fait le succès de son mariage. A bon entendeur.

Audrey ou Kate?



Il y a des journées qui sont ni trop longues ni trop courtes, où l'horloge familiale s'exécute avec un rythme imperturbable tel un ouvrir stalinien. Il y a des journées pendant lesquelles on n'a pas envie de sourire ni de faire des efforts particuliers pour recevoir une quelconque émotion. Ce sont des journées qui arrivent sans vraiment prévenir dès le réveil et on fait avec. Aujourd'hui est l'une de ces journées tièdes. Rien à signaler.

Et soudain, par un mouvement inattendu de l'esprit, on a envie de ressentir la vie, la belle et douce vie. On a comme envie de cesser de devoir des explications et de se plaindre. Cet instant de basculement est comme une scène de film de Fellini: souvent forte et savoureuse de sens mais aussi prometteuse de drame... Mais ne nous arrêtons pas au drame italien! Concentrons-nous un court instant sur une beauté intemporelle, qui donne envie de nous sortir de notre journée qui a tièdement commencé.

J'ai choisi Audrey Hepburn pour m'aider à me suspendre quelques minutes dans les airs. Parmi les "belles femmes", il y a celles qui nous font fantasmer, celles qui nous font rêver physiquement et celles qui, croyez-moi c'est la catégorie suprême, nous émeuvent. Il y a donc belles plantes et belles femmes, comprenez qu'une femme c'est une âme plus un corps gracile. C'est alors que je me rappelle d'une phrase:"Etre une jolie femme ne fait pas de vous quelqu'un de mémorable, mais être une femme émouvante fait de vous une femme exceptionnelle". Non sérieusement, je ne suis pas la destinataire de cette phrase. Mais je crois que cette affirmation a au moins le mérite de pointer le doigt sur un fait général: une femme est un trésor et pas seulement une sculpture à regarder avec béatitude.

Voyez-vous les femmes telles Kate Moss ou autres spécimens sont sexy. C'est un fait universellement et scientifiquement prouvé. Elles sont ce qu'elles sont et on ne revient pas sur les compliments et médailles distribuées chaque année, qui sont leurs lots quotidiens. Mais lorsque l'on parle d'Audrey Hepburn, c'est autre chose, l'émotion est particulière. On sent que non seulement on est subjugué par sa grâce mais aussi par quelques chose de plus profond, comme une émotion indicible face aux reliques d'une basilique romaine. Quand vous regardez une photo de Kate Moss, est ce que vous vous dites que vous êtes face à un sentiment quasi-religieux? Certes, cela dépend qui la regarde. Mais je suis certaine qu'au fond de vous, vous savez que Kate n'a rien de suprême et qu'Audrey n'a rien de commun. L'une est un peu hors du commun tandis que l'autre est véritablement hors du singulier.

Ces deux femmes sont des extrêmes. L'une est scandaleuse, sexy, provocante et a pour senteur quelque chose de rock and roll. C'est une fauve. L'autre est discrète, hautement distinguée, divinement féminine. Elle est comme une orchidée, sans domination ni violence, sa beauté est solitaire. C'est un cygne. Que choisirez-vous comme icône? Moi, j'ai mon idée sur la question. En tout cas, je sais que l'une tout comme l'autre m'inspirent mais une seule m'émeut...

En hommage à un ange disparu: “For beautiful eyes, look for the good in others; for beautiful lips, speak only words of kindness; and for poise, walk with the knowledge that you are never alone" (Audrey Hepburn)

27 décembre 2009

Silenzio!


Il y a des moments de grande solitude où je me sens inculte et, je crois que vous sachez de quoi je parle. Non pas que vous connaissez mon manque de culture, qui est toutefois relatif, mais que ce sentiment vous soit sûrement familier. Ce sont des moments où, en solitaire involontaire, vous rencontrez un mot (nom de film, d'acteur ou de tout autre nom commun) qui semble vous crier dessus: "Eh toi! ...oui, toi qui louche sur moi, looser, tu ne me connais pas?". Belle rencontre entre vous et le monde infini de la culture. D'ailleurs, personne n'a osé définir les périmètres de la culture générale, à croire qu'elle est si générale qu'elle soit en réalité...illimitée.

Pourquoi je vous parle de ça? Parce que comme toute pintade romantique aimant les bons vieux films en noir et blanc, j'aime les films de Godard en couleur, notamment Le mépris. Vous connaissez l'histoire? Je fais vite: le scénariste parisien Paul Javal et son épouse Camille rejoignent le réalisateur Fritz Lang en tournage pour le compte du producteur de cinéma américain Jeremy Prokosch, sur le plateau du film Ulysse en chantier à la villa Malaparte à Capri. Il est proposé à Paul Javal de reprendre et de terminer le scénario du film. Camille n'est pas très heureuse de ce long voyage de travail impromptu, loin de chez elle, parmi des inconnus. Durant le séjour, Paul Javal laisse le riche et séduisant producteur seul avec Camille, alors qu'elle, intimidée, insiste pour demeurer auprès de Paul. À tort, Camille s'imagine que son mari la pousse dans le lit du producteur pour obtenir le travail de réécriture du scénario. De là naissent des malentendus, le mépris, et leur couple vole en éclats... Camille, c'est Brigitte Bardot dans ses belles courbes et années d'idole, loin de celles de la défense des animaux et autres phoques. Blonde, intense, mutine, Brigitte est criminellement sexy en perruque courte à la couleur de jais. Dieu n'a pas créé une femme, mais une bombe.

Pourquoi je dis que je suis inculte? Car j'ignorais que la villa Malaparte fut en réalité la propriété de l'écrivain italien Curzo Malaparte. Domaine tombé en ruines dans les années 90, l'écrivain a décidé de léguer la villa à... la Chine! Si si, inculte la pintade je vous le dis! Avant le lègue, un autre film fut tourné dedans, La Peau, avec le beau Marcello Mastroiani et l'incandescente Claudia Cardinal.

Lorsque j'ai regardé Le mépris du haut de mes 22ème printemps, j'ai eu un choc. Le choc de sentir que les choses si silencieuses, si petitement accumulées, peuvent détruire un couple qui pourtant semblait évident comme une serrure et sa clé unique.

Bon dimanche à vous et courage pour ceux qui travaillent demain! Moi? Non, je suis toujours en vacances au soleil.

L'idole des jeunes retiendra nos nuits


Pour ceux qui lisent Voici ou Gala, vous êtes certainement au courant de l'état de santé du Johnny national français. Il y a des rumeurs du médecin contre un autre, des procès, toujours le médecin en question, et des larmes de Laetitia. Heureusement, depuis quelques jours, Johnny semble aller mieux et a passé un bon Noël en famille, avec Jade et Laetitia. Quoi? je lis Gala? Non, non, maman, je te jure, je ne lis que Sartre et Nietzsche! Trêve de plaisanterie.
Johnny, pour moi, c'est comme un monument français à lui seul, plus vivant que la place Vendôme, plus croyant que la basilique Notre Dame et plus rock and roll que les cafés Dragon Noir du Marais. C'est un peu comme la madone Deneuve, qui symbolise à elle seule l'élégance si parisienne de la rive droite. Oui, il y a aussi l'élégance parisienne de la rive gauche, genre Inès de la Fressange ou celle de Jane Birkin et les murs et coins de Saint Germain. Mais argumenter sur les parisiennes et leur style est un exercice long et gymnastique auquel je me prêterai une fois prochaine. Mais disons pour faire court que la rive droite c'est le chic bourgeois et la rive gauche c'est le bourgeois chic. Vous me suivez? Bon, revenons à Johnny.

Donc Johnny, alias Jean Philippe Smet, est un monsieur qui a traversé les époques, a connu de jolies dames élégantes et a travaillé avec les grands noms comme Jimi Hendrix (!!!). C'est un autre Serge national, plus blond mais tout aussi torturé. Johnny, c'est aussi quelques chansons que l'on ne chante plus, que l'on ne se souvient plus, comme cette belle chanson "Retiens la nuit" qu'il chante dans le film "Les Parisiennes", de Michel Boisrond en 1961:

Retiens la nuit
Pour nous deux jusqu'à la fin du monde
Retiens la nuit
Pour nos cœurs dans sa course vagabonde
Serre-moi fort contre ton corps
Il faut qu'à l'heure des folies
Le grand amour raye le jour
Et nous fasse oublier la vie.
Retiens la nuit
Avec toi, elle parait si belle
Retiens la nuit
Mon amour, qu'elle devienne éternelle
Pour le bonheur de nos deux cœurs
Arrête le temps et les heures
Je t'en supplie
A l'infini
Retiens la nuit
Ne me demande pas d'où me vient ma tristesse
Ne me demande pas, tu ne comprendrais pas
En découvrant l'amour je frôle la détresse
En croyant au bonheur, la peur entre en mes joies.
Je t'en supplie
A l'infini
Retiens la nuit.

C'est beau hein? C'est comme ça: en 2009, Johnny a fait la dernière journée de sa longue carrière. Chapeau bas. D'un autre côté, comme toutes les choses vivantes qui vieillissent et qui subissent la loi de la gravité, Johnny, grand lion, obéit lui aussi à la loi que magnifie le poème de Pierre de Ronsard sur le temps qui passe.
Je ne suis pas une auditrice assidue de Johnny car je préfère les rockeurs anglais. Mais je dois avouer que certaines chansons de Johnny, notamment "Laura" que le chanteur a écrit pour sa fille avec Nathalie Baye et qu'il a chanté devant une foule trempant de sueur à Bercy en 1987, me touche beaucoup. C'est un hommage poignant d'un père à sa fille.
C'est comme ça: les choses passent et devant le temps, tout le monde connait le même procès. Et lorsque l'alarme rappelle que rien n'est éternel, on se souvient alors que quelque chose semble pérenne cependant: l'émotion de quelques belles chansons, la longévité d'une carrière, la consistance de certaines émotions qui est toujours enfouie en nous et qui ne demande qu'à être réécoutée.

26 décembre 2009

Une levée de patte mitigée


Il y a des soirs comme ce soir qui ne ressemblent à rien, ni à la grande solitude des célibataires torchés ni à la joie indicible des grandes tables familiales. Ce sont les moments morts, les entre-actes : mes parents "oublient" presque que leur fille de pintade existe. Et pour cause: ils regardent un bon vieux film qu'eux mêmes comprennent seulement et discutent en époux complices du scénario et de l'intrigue. Dans ces moments, la pintade en question, moi, travaille à fond sur son jeune blog, qui génère de l'énergie à revendre en elle. Car depuis qu'elle est sortie de Sciences Po Po, la pintade n'a pas vraiment repris la plume qu'elle affectionnait tant; à part le temps de rédiger quelques lettres aux ministres africains qui sont ses partenaires de travail... Oui, pas de précipitation: je vous révélerai un jour la nature de mon travail, vous serez déçus petits curieux.

Donc il y a des soirs où la brindille pintade a envie d'écrire et de rêver. C'est alors qu'elle pense à son dindon et à Rossard, le poète, pas le voisin qui regarde "Alerte à Malibu" et qui mange des pizzas posés sur son bide en pull rayé. Elle pense aussi au mariage, à l'idée de vivre avec un (seul!!!!) homme pendant plus de 50 ans, si Dieu le veut. En fait, au lieu de dire "50 ans", on devrait dire comme à la banque "50 annuités". Parce que le mariage, pintades avisées que nous sommes, c'est comme une opération bancaire à haut risque: être confiant ne suffit pas, il faut travailler la machine comme une petite abeille et surveiller la cocotte. Sinon: surchauffe et échec garanti!

Ben oui, pintades et dindons, le mariage n'est pas une pâtisserie prestigieuse Ladurée: on achète et on savoure. C'est rapide, c'est unilatéral, sans efforts. Le mariage, c'est plutôt un plancha de langouste au roquefort et aux fines lamelles de mangues caramélisées. Vous me prenez pour une vraie pintade folle? Mais non: ce que je dis a un vrai sens, et pas seulement culinaire! ça veut dire que, comme dans la gastronomie, l'on réunit les meilleurs ingrédients dans le mariage et on retrousse les manches pour veiller à ce que le plat (comprendre la vie à deux) au final soit un met exceptionnel!

Certaines pintades pensent que le mariage n'est que "volupté et luxe". Eh bien elles n'ont pas tout à fait tort (!!!), encore faut-il que leurs dindons soient à la hauteur! Sinon, pour toutes les autres pintades qui ont les pattes sur terre, le mariage est surtout construction et temps et puis, construction dans le temps. Si vous avez compris ça, vous passez du stade de pintade à celui de colombe!

Les Charlottes de la pintade



Il y a des beautés qui sont des évidences, des forces, des bibles. Charlotte Rampling et Charlotte Gainsbourg sont de ces femmes qui nous intimident. L'une est sexuelle et nue; l'autre est pudique et sensuelle. Elles semblent nous dire: "bonjour, nous nous appelons Charlotte..." Oui je sais qui vous êtes! Charlotte Rampling: vous êtes Verseau comme moi, c'est d'ailleurs notre seul point commun que je vante inutilement. Vous êtes vous et je suis...une pintade. Quant à Charlotte, notre point commun est que nous fréquentons parfois le même hall d'hôtel pour siroter pas les mêmes breuvages.

Charlotte Gainsbourg est chère à mon dindon, qui l'a vue dans "Effrontée" et ce fut le début d'une affaire sérieuse(depuis le temps vous avez compris qu'il s'agit de mon cher et tendre? Pintade, dindon...bon). Donc Charlotte Gainsbourg est une étoile qui bouleverse mon âme de pintade esthète. Sa voix aussi. Je n'ai pas encore écouté son dernier album "Heaven can wait", mais j'ai aimé "5:5". Je m'arrête volontiers devant sa singulière beauté, ses traits expressifs et mystérieux et, pendant quelques minutes, je me dis:" elle est spéciale quand même". Ben oui, il y a des Lucies pour les homo-erectus et il y a femmes pour les hommes!
Un souvenir en 2008 me confirme que Charlotte est singulière: je l'ai croisée au hasard lorsque je prenais ma petite tisane de pintade à l'hôtel Montalembert(oui, comme Arielle Dombasle avec ses formules de thé sur 24/27 par jour), je voit Charlotte assise devant moi! Elle est en pull marron, jean et santiags (que je veux acheter depuis). Elle a les cheveux détachés et une montre Cartier héritée de sa mère. Elle est naturelle et discrète. Parfaite. Je lui demande d'écrire un mot à mon dindon qui l'adore, elle accepte et sourit. Le soir, j'offre le mot de Charlotte à mon dindon. J'ai accompli ma mission de DHL professionnelle. Jusqu'à la prochaine fois où je croiserai une autre femme que mon dindon affectionne?

Est-ce que toutes les Charlotte sont belles et bouleversantes d'émotions? Pas étonnant que je veuille nommer ma future petite pintade Charlotte. Et ce n'est pas le dindon qui va dire non!

Vera... vera pas?


Non vraiment, il faut que me calme en vous parlant de ça! C'est dans mes veines: dès que je prononce Vera Wang, je suis au bord de l'hystérie! pourquoi? Ah si vous osez me poser la question, c'est que, oui, encore une fois, vous avez grandi dans les champs mexicains! Bonjour! Vera Wang, la créatrice des robes de mariée des stars! On roule bien le "r" comme si on croirait vraiment avoir poser nos valises LV sur les collines d'Hollywood, même si je suis actuellement dans un village au Sud de la France chez mes parents adorés! Le contraste entre ces deux évocations est bouleversant... Attendez que je me remette de mes émotions...

Bon, une robe Vera Wang pour mon mariage, j'y pensais depuis ma post-adolescence. Au risque de choquer certains, quand on est une pintade et non un dindon (l'animal qui a demandé la patte de la pintade, vous me suivez toujours?), on a des idées très tôt développées sur le concept d'un mariage parfait! Et la robe de mariée est essentielle, au point qu'il faudrait trouver l'homme avec la robe de notre vie! Ouille, j'entends mon homme tousser un peu... Non mais chéri, tu ne comprends pas: la robe Wang n'est pas une robe, c'est de la dynamite!

Celle-ci par exemple, elle est faite pour moi, qui suis une liane et qui a un corps de rêve. Bon, là c'est moi qui tousse grandement. Oubliez mes égarements et revenons à nos moutons (bien que je n'ai jamais compris cette expression...les moutons...vraiment messieurs? bon, passons). Cette robe est très années Folie bergère, fluide, on se sent muse et enfant, pas sapin de Noël ou coton tige! On se sent mystérieuse et désirable! Non chéri?

Breakfast at Tiffany's


Depuis enfant, ma sainte maman a tenu à me transmettre le goût de belles choses. Les couleurs, les robes, leur lignes et courbes. Les beaux écrits, les beaux plats, les beaux paysages et peintures. La beauté est comme un dialogue: prenez le temps de respirer un coup, c'est véritablement profond comme concept de réflexion. C'est au travers le temps que l'on reconnaît et apprécie la valeur de vraies belles choses: que le temps soit nonchalant ou banal, rien n'altère la beauté! C'est bien pour cela que l'on ne cesse de répéter: la mode passe, la beauté reste, vous voyez?

Plus tard, lorsque je commençais à devenir plus intelligible et intelligente (!!!), maman m'a aussi transmis le goût de beaux films. L'un de mes favoris, c'est bien sûr Breakfast at Tiffany's. J'ai bien dû voir ce film une dizaine de fois. Ah cette avenue déserte à 5h du matin, Audrey Hepburn qui descend du taxi jaune comme un petit animal chétif revenant dans la jungle urbaine de la grosse pomme, son air mutin en avalant un croissant devant les vitrines de Tiffany... Ses airs d'ange innocent dans la folie des masses qui cherche l'amour...

J'aime tout en Holly, même son voisin japonais dont les dents racleraient le parquet! J'aime la folie inoffensive de Holly: ses ballerines oses dans le frigo, son chat qui serait depuis longtemps chez le psy s'il savait parler, sa façon de ramasser les lettres sur le paillasson en les piquant d'une main ferme avec un bâtonnet de boléro... Et puis cette scène de fin... Elle et lui enlacés sous l'orage avec le chat trempé... Comme c'est romantique!

Ah divine Audrey, chante nous encore Moon River avec ta voix d'ange...

Pintade et aristocratie


C'est une vraie passion pour la volupté et le calme aristocratiques: le 17ème siècle c'est ma prochaine époque! Ses fastes précieux et couleurs pastelles, l'ambiance familiale des grands pique-niques, ses jardins taillés sur mesure, ses blouses anglaises et ses fleurs si fragiles de cerisiers, ses libertins (non non, chéri, je t'aime toujours autant, ouf)... C'est un vrai petit Trianon magique qui se bouscule dans ma tête de pintade.

Surtout que depuis "Marie Antoinette" de Sofia (que mon cher et tendre avions croisé au bar Hemingway au Ritz en louchant sur notre barman irlandais préféré...), j'adore passer du temps libre à manger des macarons! C'est comme si ces petites douceurs avaient un rôle taillé sur-mesure d'accessoire et de talisman. Sur les dalles du Faubourg Saint Honoré, hop, un petit sachet de douceurs. Dans les rayons lumineux de Bon Marché, hop, le petit sachet qui intrigue mon maquilleur. Et dans les ruelles du Marais, des macarons et des fous rires avec mon amie Céline. Il n'est jamais trop tard non plus de savourer quelques macarons achetés par mon cher et tendre dans le simple but de voir un sourire exquis sur le visage de sa chère et tendre.

Au fait, une amie (allez Caroline, debout et face à l'audience!) nous révèle que son arrière-grand fut le créateur originel de la recette des macarons de Ladurée! Il leur a donc vendu la recette familiale. Bon, Caroline, il faut un jour élucider ce mystère! Sinon, je ne pourrai plus jamais déguster un macaron sans avoir une pensée émue et étrange pour ton papinou...

Tout cela pour vous dire qu'au bout du compte, le siècle des guillotines (inventé par un certain monsieur Guillotin pour soulager les maux de tête de ses patients, si, si, c'est le comble d'un médecin!) a bien des délices que l'on souhaite retrouver. A chacun ses recherches du temps perdu. Moi, j'aime déguster lentement, très lentement les macarons en compagnie de mon cher et tendre. Ah oui, les délices de l'esprit et les sucreries font un joyeux mariage!

China Girl


Non, vu le titre, je ne vais pas vous parler de la chanson de David Bowie. Comme vous ne le savez pas, c'est évidemment à moi de vous l'annoncer! Je suis une grande groupie de He Yan, styliste chinoise qui vit à Shanghai, vous savez cette mégalopole qui fait cohabiter Paris et Saint Etienne tout à la fois? He Yan a 33 ans et a du génie! Sinon pourquoi en pintade esthète je vous parlerai d'elle?

Il faut remonter le fil historique. Un beau jour de 2007, lorsque j'habitais et travaillais à Shanghai après mon diplôme de Sciences Po Po en poche(cette aventure de ma vie je vous la raconterai une autre fois, car aujourd'hui la star c'est He Yan!), je découvre dans le Vogue chinois (où Angela Cheung règne en mains de maître le royaume de mode asiatique comme notre Anna Wintour)une page entière consacrée à cette styliste. Ses créations sont incroyablement efficaces, féminines et fortes. Les tissus sont soigneusement choisis et puis, cette poésie, comme un dialogue amoureux entre le corps et le vêtement! Je suis sous le charme de tant de beauté et commence à chercher des informations sur cette jeune femme (eh oui, quand je m'intéresse à quelque chose, il faut que ce soit du solide!).

Donc, j'ai réussi à obtenir le numéro de portable de He Yan grâce à Vogue China. Coup de téléphone bref durant lequel je définis avec ma future amie notre premier lieu de rencontre dans son atelier et puis petite pause café au Citizen, café tendance et intemporel sur la rive gauche de Shanghai.

Et là, à la vue de son atelier, c'est la confirmation d'une intuition: j'aime tout ce qu'elle fait, du plus petit bouton jusqu'au col des manteaux... Je vous passe les détails de nos conversations sur les mecs et leurs habitudes, les filles et leurs manies... Elle m'invite plusieurs fois à défiler pour elle et à rencontrer ses amis. En quelques mois, He Yan et moi sommes inséparables et partageons nos envies diverses sur la mode.

Plusieurs années après, He Yan habite toujours Shanghai et, moi j'ai décidé de revenir vivre à Paris en devenant la pintade que je suis aujourd'hui. Mais je sais que He Yan évolue toujours dans un univers fidèle à elle-même: expressive, exigeante, sensible. Le thème du défilé a été inspiré par Jane Austin et s'appelle "Simple Love"... Encore une évocation chère à mon amour pour les anglais.

p.s: cliquez sur le titre du message pour visionner la vidéo du défilé.

The Muppets Show


Bon, qui ne connait pas les Muppets Show? Qui? Non, tu n'a pas le courage de te lever, car ce serait une honte décennale et une poursuite centenaire sur toi et ta descendance! Non, donc, même si tu ne connais pas les Muppets Show, pas bon pour toi de le faire savoir à la communauté des fans de Muppets!

Kermit la grenouille! Piggy! Et Fozzie! Et les autres zinzins! C'est bien que Noël nous fasse un peu retomber dans nos couches culottes courtes. L'enfance ou sa perpétuelle recherche d'innocence. Les Muppets nous réveillent, ils sont de vrais rock stars!

Alors si tu ne connais pas les Muppets et qu'en plus tu n'écoutes pas le rock (!!!), tu es un extraterrestre à mettre sur la place publique devant les injures des zinzins des Muppets! Moi pas tolérante? Mais non mais non, c'est juste une question de vie ou de mort! Enfin quoi, un peu de culture!

Allez, trève de plaisanterie, regardez et souriez!
(cliquez sur le titre du message, Les Muppets Show, pour visionner la vidéo!)

Let it shine


Oyé oyé,c'est prosélyte, mais malgré ce retard de quelques fois 24h, je souhaite aux pintades et à leurs princes de joyeuses fêtes! Ce n'est pas l'échec de Copenhague qui nous ruinera le moral! J'entends d'ici les nuls et leurs "Copen quoi? "... Enfin bref, taisons-nous au risque de nous trahir.

Cette année Noël est inspiré: une volée de neige par là (à Paris, la vue au matin fut enchanteur, surtout avec un homme qui nous aime), quelques lumière solaires par-ci (uniquement si vous êtes dans le Sud de France comme mes parents). C'est une période de l'année particulière. On a envie d'être patient et gentil. N'osez même pas me contredire: si vous n'êtes pas gentil et patient à Noël, c'est que vous êtes nés à Calais et que vous avez grandi dans les campagnes mexicaines, où règnent la loi du Talion. Allez, on est gentil.

Ah Noël et ses paillettes! C'est une réalité mensongère dans laquelle nous nous mettons les pieds chaque année. Et chaque année, nous nous émerveillons des guirlandes et lumières, qui nous rendent bien la magie du repos (enfin, repos pour ceux qui ont fait sagement les cadeaux tout au long de l'année, sans courir les magasins à la dernière minute)! Et cette ambiance unique, c'est un peu comme partir en Thalasso sans se ruiner et observer les bienfaits de Noël sur notre moral en communauté, s'il vous plaît! Donc on profite à fond de Noël.

Le Père Noël nous rend bons aussi, ne l'oublions pas. On se sent particulièrement insouciant et même temps, on se dit que l'on va faire des gestes de bonté qui, en temps de mars pluvieux d'une année moche et sans projet, nous aurait conduit directement chez le psy. Ben oui, Paris a des airs de Dunkerque industriel qui nous ferait bien déprimer parfois. Mais non, c'est Noël et tout est beau et neuf! Regardez un peu ce que l'on fait:
- on sourit aux enfants qui vous écrasent consciemment les pieds dans les fils de magasin, parce que c'est Noël, on pardonne à ces sales gosses...euh non à ces anges!
- on laisse aussi les automobilistes prendre la priorité sans klaxonner (je ne sais pas conduire, mais j'imagine que c'est un brin difficile à Paris en dehors de la magie des fêtes...).
- on ne râle pas lorsqu'une vieille dame sait qu'elle a le droit de tous les droits suprêmes, celui de la vieillesse, et nous regarde comme si on est le fugitif le plus recherché. On la laisse passer, voilà, comme ça, l'air de rien, sans rouspéter!

Vous vous reconnaissez un peu? Ben voilà, quand même, en période de Noël, vous êtes un monstre si vous n'êtes pas patient et bon et gentil et prévenant. C'est l'autorité du saint esprit de Noël sur nous tous: aimez vos prochains et vos pintades semblables, car le mois de Mars pluvieux n'est plus très loin; et à ce moment là, vous aurez tous les droits de râler et de tuer, mais chut, maintenant c'est Noël!

Joyeux Noël à vous!