Un doux réveil qui tranche avec une soirée Rock en perspective au mythique Bus Palladium avec la bande de L et la bande de C. Les fesses vont bouger sous la mécanique des sons courts et efficaces des BMM.
Caresse déposée furtivement sur le nombril de M ce matin: n'ai-je caressé son nombril avant? Un petit trou de chair qui nous rappelle que nous étions tous un jour dépendants d'un autre corps. C'est quand même bizarre ce sentiment d'avoir "appartenu" 9 mois durant à quelqu'un et qu'au bout de 9 mois+1 jour, le lien est coupé cliniquement, nous laissant rescapés d'un grand bleu. Quand on y pense: le nombril est la seule preuve ambulante que notre vie est création, que nous avions été avant d'être ce que nous sommes(Sartre, si tu es avec nous...). Le nombril ou le départ d'une histoire. Je n'ai pas demandé à venir au monde et pourtant mon nombril me rappelle que j'ai été. La volonté de vivre vient en vivant.
Et puis ce sont les images des poissons rouges qui me sont venus à l'esprit: petite, maman m'en acheté et ils mourraient tous. Trop de bouffe. Je donnais, comme ça, à la pelle les graines pour poissons, à chaque passage devant l'aquarium. Au bout de quelques jours, les poissons flottaient sur l'eau. Mes premiers souvenirs de la mort. Et moi, qui ai eu la naiveté de penser qu'ils faisaient la sieste après un bon repas, comme moi. Ils sont morts d'obésité en fait. Un crime quand on sait que les poissons rouges, comme les labradors enfants, mangent tout ce que leur maître donne, sans limite aucune. L'appétit vient en mangeant.
Alors au fond, les poissons rouges et le nombril que nous portons tous comme une marque oubliée disent quelques vérités: l'absence de volonté conduit à la mort, le cri de la vie replace toutes les appartenances, les plus primitives, les plus claniques. La liberté se trouverait dans un "non", mais un non affirmatif à la vie. A l'instar du rire, le non est une autre marque de notre volonté de vivre. Ne pas savoir le dire nous réduit en bête, en poisson mourant. Paroles d'animal ayant un nombril.
30 avril 2010
29 avril 2010
Rocks Off
Il y a quelques de puissant comme les bulles du Temps contenu dans une bouteille de champagne millésimé. Les Immortels sont jeunes et au sommet de leur gloire. les images en noir et blanc m'émeuvent, mais plus que ça, c'est vraiment la conscience que le rock & roll est une musique qui rend jeune, qui rend l'énergie que le monde dingue me prend... La musique sauve l'âme et je ne suis pas la dernière à dire une banalité pareille!
27 avril 2010
We'll walk the line
Ce fut une soirée calme et chaude. Il me regarde toujours intensément. Nous avions parlé, longtemps, comme au premier jour de notre rencontre. Il dit que je suis sa muse, sa lumière, son ange, la femme de ses vies. Je me surprends à être, toujours et encore, timide devant ces mots peu timides.
Puis le début du film: Walk the line. Le récit sur l'histoire amoureuse de June Carter et de Johnny Cash. Nous avions les yeux mouillés, le souffle retenu: lui, de ses bras, m'a entourée de tendresse durant deux heures. Je sens sa respiration, le glissement de ses larmes pudiques.
Quelque chose de légendaire et de tellement humain s'écrit alors sur les pages de notre vie commune: une vie habitée de projets et d'intimité, de chaleur et d'espièglerie. De nos disputes, aussi surprenant que cela puisse être, nous retenons le calme après la tempête. Je suis nue devant lui et n'ai pas peur d'avoir froid. Pour lui, par amour pour lui.
Il dit que je suis belle. Sait-il seulement qu'il est mon avenir écrit des vies antérieures?
Puis le début du film: Walk the line. Le récit sur l'histoire amoureuse de June Carter et de Johnny Cash. Nous avions les yeux mouillés, le souffle retenu: lui, de ses bras, m'a entourée de tendresse durant deux heures. Je sens sa respiration, le glissement de ses larmes pudiques.
Quelque chose de légendaire et de tellement humain s'écrit alors sur les pages de notre vie commune: une vie habitée de projets et d'intimité, de chaleur et d'espièglerie. De nos disputes, aussi surprenant que cela puisse être, nous retenons le calme après la tempête. Je suis nue devant lui et n'ai pas peur d'avoir froid. Pour lui, par amour pour lui.
Il dit que je suis belle. Sait-il seulement qu'il est mon avenir écrit des vies antérieures?
26 avril 2010
Délice d'inclinaison
22 avril 2010
Quelques ailes
C'est souvent de manière inattendue que nous renouons avec nous-mêmes, au plus près de nos facettes multiples, de nos rêveries justes.
En lisant les anciens écrits de mon fiancé ce matin, je me suis soudainement rendue compte que les choses sont limpides. C'est comme écrire une simple mélodie pour une fille compliquée.
C'est difficile d'être bon, d'être la personne que tout le monde attend. Parfois, je n'ai pas envie de faire des efforts, juste envie de glisser sur moi-même, ne pas faire de vagues. Mais voilà que le Temps n'est pas seulement un tiroir chargé de saisons. La valeur du Temps me réveille un jour clair et sans doute sous l'effet de la mélodie intérieure résonnent encore les échos de mon enfance floue pourtant sucrée...
Du printemps je retiens la vigueur des bourgeons volontairs, sortis de leur pudeur et ouverts au matin mouillé. Alors je me dis que moi aussi je suis un peu une chenille, lente et sûre, cherchant le fil de sa tige cristalline.
En lisant les anciens écrits de mon fiancé ce matin, je me suis soudainement rendue compte que les choses sont limpides. C'est comme écrire une simple mélodie pour une fille compliquée.
C'est difficile d'être bon, d'être la personne que tout le monde attend. Parfois, je n'ai pas envie de faire des efforts, juste envie de glisser sur moi-même, ne pas faire de vagues. Mais voilà que le Temps n'est pas seulement un tiroir chargé de saisons. La valeur du Temps me réveille un jour clair et sans doute sous l'effet de la mélodie intérieure résonnent encore les échos de mon enfance floue pourtant sucrée...
Du printemps je retiens la vigueur des bourgeons volontairs, sortis de leur pudeur et ouverts au matin mouillé. Alors je me dis que moi aussi je suis un peu une chenille, lente et sûre, cherchant le fil de sa tige cristalline.
21 avril 2010
Fuite
Il y a des jours comme aujourd'hui où la couleur n'a pas de couleur, la lumière sombre et les rues trop bruyantes.
Il y a des jours comme ça où je n'ai envie que d'amour et d'eau fraîche, mais les circonstances n'en font qu'à leur tête.
Il y a des jours meilleurs dans le passé, mais le passé ricarne du présent et l'avenir est trop timide pour prendre le dessus des humeurs.
Il y a des jours comme ça où les roses fânent plus vite, où la musique manque d'accords, où les enfants oublient leur gentillesse.
Il y a un temps pour tout.
Et parfois, il est urgent d'attendre.
Il y a des jours comme ça où je n'ai envie que d'amour et d'eau fraîche, mais les circonstances n'en font qu'à leur tête.
Il y a des jours meilleurs dans le passé, mais le passé ricarne du présent et l'avenir est trop timide pour prendre le dessus des humeurs.
Il y a des jours comme ça où les roses fânent plus vite, où la musique manque d'accords, où les enfants oublient leur gentillesse.
Il y a un temps pour tout.
Et parfois, il est urgent d'attendre.
20 avril 2010
A Brett...
Les fêlures, les tremblements, la gentillesse vraie... La virilité, c'est avant tout assumer ses fragilités et être vrai. Elle n'est point spectacle et n'est jamais dans la force. Elle est douce, subtile, forte, indicible. Elle est évolutive, comme l'effluve d'un parfum que l'on peine à garder en secret.
Les mains d'homme parlent: tantôt douces tantôt protectrices, elles disent les promesses d'un couple à bâtir, d'un enfant à bercer ou d'un combat à mener. Les mains viriles savent prendre les jolies choses avec délicatesse mais contiennent la force d'un soldat, qui brandit le drapeau de sa libération. Les mains viriles savent donner et recevoir. Donnez lui de la boue et il en fera de l'or: les mains d'homme sont créatrices, ne détruisent point la beauté et gardent en sa mémoire les oeuvres passées comme des trésors inestimables. Puis, il y a l'aura, inexplicable, odorante, presque animale. La manière d'occuper l'espace, la grâce d'un coprs à mouvoir dans les rues et la délicatesse des articulations à se savoir libres. Le corps d'un homme parle: il invente le langage de sa propre condition. Je dis son nom et voilà qu'il court vers moi pour poser ses lèvres sur mon front. Il sera toujours l'abri, la plage, le phare. Une lumière toujours attendue dans les ombres. L'esprit habitant le corps et le corps enveloppé de volupté: voilà la virilité vraie. Je pense à Brett Anderson et à son envoûtement sur mon être depuis tant d'années.
Les mystères ne sont pas les questions qui restent sans réponses, mais les questions dont on aime à inventer les réponses jour après jour. La virilité, tout comme l'amour, se doit être résolument moderne et volontaire. C'est une question d'identité, de frottement sensuel, de création.
Les mains d'homme parlent: tantôt douces tantôt protectrices, elles disent les promesses d'un couple à bâtir, d'un enfant à bercer ou d'un combat à mener. Les mains viriles savent prendre les jolies choses avec délicatesse mais contiennent la force d'un soldat, qui brandit le drapeau de sa libération. Les mains viriles savent donner et recevoir. Donnez lui de la boue et il en fera de l'or: les mains d'homme sont créatrices, ne détruisent point la beauté et gardent en sa mémoire les oeuvres passées comme des trésors inestimables. Puis, il y a l'aura, inexplicable, odorante, presque animale. La manière d'occuper l'espace, la grâce d'un coprs à mouvoir dans les rues et la délicatesse des articulations à se savoir libres. Le corps d'un homme parle: il invente le langage de sa propre condition. Je dis son nom et voilà qu'il court vers moi pour poser ses lèvres sur mon front. Il sera toujours l'abri, la plage, le phare. Une lumière toujours attendue dans les ombres. L'esprit habitant le corps et le corps enveloppé de volupté: voilà la virilité vraie. Je pense à Brett Anderson et à son envoûtement sur mon être depuis tant d'années.
Les mystères ne sont pas les questions qui restent sans réponses, mais les questions dont on aime à inventer les réponses jour après jour. La virilité, tout comme l'amour, se doit être résolument moderne et volontaire. C'est une question d'identité, de frottement sensuel, de création.
15 avril 2010
Orage de jeunesse
Autrefois je posais mes frêles doigts sur le clavier du piano familial et passais des heures à exécuter Bach, Chopin et Handel. Je pensais à Glenn Gould avec un voile mouillé d'émotion... Le temps d'une mélodie propulsant mes questions vers la nuit et les anges sans doute qui les caressent en des lieux sûrs. Depuis plusieurs années, je me retiens de m'assoir à nouveau devant l'instrument. ce serait trop dur: l'angoisse de mal faire retient le corps de se pencher. Les heures musicales ne me hantent plus.
Alors: la musique est entre les notes. Est-ce vrai? Ou est-ce l'angoisse redoutée de briser la suprême harmonie qui fait dire à Mozart cela? Lorsque mes coussinets frôlent les lisses touches blanches et noires de l'instrument redouté, c'est mon âme toute entière qui s'incline devant la tracée si parfaite des sons, c'est mon corps habité par la sensualité du toucher qui tremble.
Je me suis lancée dans l'écoute de Rachmaninoff aujourd'hui: j'y ai laissé des plumes. En l'écoutant, je sens l'ouverture de l'iris et celle de toutes les autres fleurs fières du printemps. Puis la couleur rubis des temples de jadis surgit parmi les lumières d'un après-midi peint par Rembrandt: les orages sont levés et les sens bouleversés. Rien ne peut lutter contre le transport tragique de la vie, pas même notre sainte volonté. Rien de nous appartient vraiment, ni même nos proches, ni même nous-mêmes.
Andromaque, Bérénice, Juliette: tant de figures convoquées au pied des bougies imaginaires transformant les ombres en lumières soudaines. Et Malraux et Gide qui fument leurs tabacs près du feu; et les troubadours et dames de compagnie qui rient: non, rien ne peut empêcher la folle course de la vie.
La vie a-t-elle un sens? Non: car la grandeur même de notre existence, est qu'elle soit dénuée de logique. une part de moi a toujours chéri l'instinct, le flair animal du bonheur, la magnifique autorité de la folie créatrice. Ce n'est pas moi qui le dis: c'est la musique qui s'exprime, légitime et puissante, en son royaume.
Alors, oui, peut-être un matin, je convoquerai à nouveau mon instrument préféré: à bientôt Glenn...
Alors: la musique est entre les notes. Est-ce vrai? Ou est-ce l'angoisse redoutée de briser la suprême harmonie qui fait dire à Mozart cela? Lorsque mes coussinets frôlent les lisses touches blanches et noires de l'instrument redouté, c'est mon âme toute entière qui s'incline devant la tracée si parfaite des sons, c'est mon corps habité par la sensualité du toucher qui tremble.
Je me suis lancée dans l'écoute de Rachmaninoff aujourd'hui: j'y ai laissé des plumes. En l'écoutant, je sens l'ouverture de l'iris et celle de toutes les autres fleurs fières du printemps. Puis la couleur rubis des temples de jadis surgit parmi les lumières d'un après-midi peint par Rembrandt: les orages sont levés et les sens bouleversés. Rien ne peut lutter contre le transport tragique de la vie, pas même notre sainte volonté. Rien de nous appartient vraiment, ni même nos proches, ni même nous-mêmes.
Andromaque, Bérénice, Juliette: tant de figures convoquées au pied des bougies imaginaires transformant les ombres en lumières soudaines. Et Malraux et Gide qui fument leurs tabacs près du feu; et les troubadours et dames de compagnie qui rient: non, rien ne peut empêcher la folle course de la vie.
La vie a-t-elle un sens? Non: car la grandeur même de notre existence, est qu'elle soit dénuée de logique. une part de moi a toujours chéri l'instinct, le flair animal du bonheur, la magnifique autorité de la folie créatrice. Ce n'est pas moi qui le dis: c'est la musique qui s'exprime, légitime et puissante, en son royaume.
Alors, oui, peut-être un matin, je convoquerai à nouveau mon instrument préféré: à bientôt Glenn...
14 avril 2010
Fragment bis
Comme ce serait étrange si les enfants connaissaient leurs parents tels qu'ils étaient avant leur naissance, quand ils n'étaient pas encore des parents mais tout simplement eux-mêmes.
Fragment
Il me vient alors cette exaltation d'aimer à fond quelqu'un d'inconnu, et qui le reste à jamais: mouvement mystique: j'accède à la connaissance de l'inconnaissance.
Petits monstres
Comme si les fins ne sont pas tout à fait des fins
Comme si mon corps serait toujours vaillant
Seule sur le pont de nos noeuds à cacher je chante:
Comme si les saisons seraient à jamais allumées
Comme si nos mains se prolongeraient à l'infini
Je marche parmi les os de nos souvenirs déjà
Mille falaises pour une liberté qui se mord
Comme si demain serait vraiment un autre jour
Comme si incantations et lèvres demeuront les lanternes d'un jour
Pose les torches: mes yeux rattrapent saisons et pendules
Les matins du monde au pied de notre berceau frémissant
Toi, toi-même et vos embryons habitent mes plis
La baroque de tes têtes puis le vent qui balaie nos vanités
Jamais je ne serai plus cruellement juste
Comme si mon corps serait toujours vaillant
Seule sur le pont de nos noeuds à cacher je chante:
Comme si les saisons seraient à jamais allumées
Comme si nos mains se prolongeraient à l'infini
Je marche parmi les os de nos souvenirs déjà
Mille falaises pour une liberté qui se mord
Comme si demain serait vraiment un autre jour
Comme si incantations et lèvres demeuront les lanternes d'un jour
Pose les torches: mes yeux rattrapent saisons et pendules
Les matins du monde au pied de notre berceau frémissant
Toi, toi-même et vos embryons habitent mes plis
La baroque de tes têtes puis le vent qui balaie nos vanités
Jamais je ne serai plus cruellement juste
13 avril 2010
Teenage Kicks
Les
Undertones et leur single phare. Les paroles sont merveilleuses... Je pense à la jeunesse et à l'angoisse sourde de la solitude... Une chanson qui me fait pleurer à chaque fois...
Are teenage dreams so hard to beat
Everytime she walks down the street
Another girl in the neighbourhood
Wish she was mine, she looks so good
I wanna hold her wanna hold her tight
Get Teenage Kicks right through the night
I'm gonna call her on the telephone
Have her over cos I'm all alone
I need excitement oh I need it bad
And its the best, I've ever had
I wanna hold her wanna hold her tight
Get Teenage Kicks right through the night
Undertones et leur single phare. Les paroles sont merveilleuses... Je pense à la jeunesse et à l'angoisse sourde de la solitude... Une chanson qui me fait pleurer à chaque fois...
Are teenage dreams so hard to beat
Everytime she walks down the street
Another girl in the neighbourhood
Wish she was mine, she looks so good
I wanna hold her wanna hold her tight
Get Teenage Kicks right through the night
I'm gonna call her on the telephone
Have her over cos I'm all alone
I need excitement oh I need it bad
And its the best, I've ever had
I wanna hold her wanna hold her tight
Get Teenage Kicks right through the night
A Céline...
12 avril 2010
Prague

Prague et les beautés infinies du baroque sous l'empire des Habsbourg; Prague et ses longs couloirs secrets du palais Wallenstein ou les rayons illuminant la place Clam Gallas... Prague est lumineusement mystérieuse. De ses murs encore on entendrait les musiques de Mozart ou de Dvorak... Les pas légers de Baudelaire ou ceux d'un Kafka enfant ou de Rilke suivent le son de mes promenades enchantées: à vendredi Prague...
All the way...

When somebody loves you
It's no good unless he loves you all the way
Happy to be near you
When you need someone to cheer you all the way
Taller than the tallest tree is
That's how it's got to feel
Deeper than the deep blue sea is
That's how deep it goes if it's real
When somebody needs you
It's no good unless he needs you all the way
Through the good or lean years
And for all the in-between years come what may
Who knows where the road will lead us
Only a fool would say
But if you'll let me love you
It's for sure I'm gonna love you all the way all the way
So, if you'll let me love you
It's for sure I'm gonna love you all the way all the way
9 avril 2010
Blanche lumière

De honte l'hiver s'éloigne de nos fenêtres
Nos traces de neige deviennent des courses de dunes
Vois ces hautes ruelles qui courent vers notre rendez-vous
Levez-vous orages tant désirés!
Jouons pianissimo nos notes d'innocence
Puis soufflons sur le ruban d'Ariane
Afin que tout devienne possible
Nous n'avons que du blanc à rêver
Youth

Souliers roses petites souris joyeuses
Malicieuse nébuleuse puis le ciel infini dans ma tête
Je suis amoureuse de ma jeune jeunesse
Oh ma jeunesse si jeune
Inscouciante intimité du roseau sauvage
Ma jeunesse ma veine et mon soleil en émoi
Suis-je amoureuse de ma jeunesse si sûre?
Ma jeunesse en souliers de satin jamais ne jaunit
Celle des amours infinis et des dunes nocturnes
Puis ma jolie jeunesse comme une fleur de lotus
Qui suspend le Temps et la traversée de Morphée
Je n'ai jamais été aussi jeune que maintenant
D'elle tout m'est offerte, beauté infiniment élargie.
7 avril 2010
New York my way

Il y a bien un endroit qui me fait rêver, qui penche sur mes rêves et qui me murmure ses paroles de nuits blanches: New York.
Ah New York...
Je ne connais rien de cette ville. Mais...:
- je prendrai un verre au Greenwich Hotel de monsieur De Niro et je prolongerai mes heures dans les jardins chauds de The Inn at Irving Place;
- je porterai mes Ray Ban et dirai bonjour aux bijoux de Tiffany's sur la 5ème avenue en ayant une pensée émue pour my cats;
- je regarderai le ciel très bleu au-dessus Washington square et me dirai que quelques plantes de plus dans mon appartement parisien ne ferait de mal à personne;
- je retournerai sur les lieux du tournage "You've got a mail" et serai très émue de sentir le bouquet fraichement taillé de crayons...
Il paraît qu'à New York, tout est possible. J'ignore les limites de mes possibilités. Mais l'année prochaine, c'est sûr, je serai à New York pour vivre un rêve de gamine.

C'est étrange tout de même ce délicat lien du sang, l'hérédité inéluctable, l'immuable continuité des générations. Les hommes deviennent des monuments et écrivent leurs histoires comme des empereurs romains lorsque les blés sont lourds.
C'est étrange tout de même cette diffuse émotion qui nous saisit la gorge lorsque nous reconnaissons une petite manie commune, une frimousse similaire, un grain de beauté même familier. Les hommes vivent et rêvent qu'ils vivent et vivent de leurs rêves. La moisson est là, féconde et sûre.
C'est étrange tout de même ces années qui se déshabillent comme une chenille, à une vitesse intolérable. Où sont les années? Que deviennent nos heures? Nous chuchotons aux poussières des ans.
Nous cherchons l'amour du Temps.
Le long fleuve tranquille de nos vies qui nous regarde, limpide et calme.
Nous sommes des moissons aquatiques.
6 avril 2010
Nuit parisienne
5 avril 2010
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