30 décembre 2009

La belle est la bête?


Euh comment dire, entre Audrey Hepburn, Dr Geluck et la recherche de la sérénité à mon jeune âge, vous vous dites que la pintade parisienne est un peu le genre de "fifille bourgeoise", qui est la seule mode de vie qui me convienne... Vous vous dites que la pintade n'est pas une élève assidue de Blondie. Vous n'avez pas tort, hélas. Il est vrai que la pintade a toujours eu un penchant automatique à vouloir diriger sa conduite de vie. Mais la sainte pureté est ennuyeuse!

Donc je me demande: ça fait quoi de déconner à fond? ça veut dire quoi s'amuser à fond? ça fait quoi de faire ce que j'ai envie de faire, quand j'ai envie de le faire et avec qui je veux? Oui, "ça" se recentre sur le "moi décadent", digne de mon âge, envie de stimulation, de paillettes et de Jack Daniel's. Adieu donc Lamartine, lord Byron et autres jolis mômes, me voilà assise sur la butte de mes désirs les plus primitifs.

Entre tisane magique des Mariage Frères et un tour de manège sur la bouteille d'Absolute, le coeur de la pintade a balancé maintes fois. Qui veut faire l'ange fait la bête... Et puis, je pense à ma sainte mère, à mon père le tycoon, à mes amis les plus intimes jusqu'aux "potes à complication", je me dis qu'être jeune est une chance inouïe. On se sent presque vaillant quand on est jeune: traverser la route sans vraiment regarder, dormir sans vraiment mâcher des dents, jouir de la vie sans faire du tricot, marcher en dansant... Etre jeune, c'est tout un capital. Seulement, comme tout capital, il y a la question d'amortissement. Le capital, à mesure que les aiguilles avancent, s'use et devient "obsolète". Cette conscience nous assomme un brin. On s'accroche alors à nos crèmes, à nos strings remonté comme nos humeurs et, surtout on hésite entre réveil à midi ou couche panier à midi, parfois on fait les deux. C'est dur de vieillir, c'est un fait. Mais citoyens volaille, c'est encore plus dur de faire des choses abîmant santé et moral. La jeunesse, les conneries de jeunesse, les joies de jeunesse sont des choses sérieuses. Mais au-delà de la jeunesse, il vaut mieux savoir chérir la vie, au sens terrestre; savoir s'aimer et être digne de notre jeunesse. Comme ça, quand un matin vous vous réveillez à côté d'un dindon ou d'une pintade inconnu, vous aurez moins ce sentiment:"Bon sang, encore des plumes laissées pour rien".

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