14 avril 2010

Petits monstres

Comme si les fins ne sont pas tout à fait des fins
Comme si mon corps serait toujours vaillant
Seule sur le pont de nos noeuds à cacher je chante:

Comme si les saisons seraient à jamais allumées
Comme si nos mains se prolongeraient à l'infini
Je marche parmi les os de nos souvenirs déjà
Mille falaises pour une liberté qui se mord

Comme si demain serait vraiment un autre jour
Comme si incantations et lèvres demeuront les lanternes d'un jour
Pose les torches: mes yeux rattrapent saisons et pendules
Les matins du monde au pied de notre berceau frémissant

Toi, toi-même et vos embryons habitent mes plis
La baroque de tes têtes puis le vent qui balaie nos vanités
Jamais je ne serai plus cruellement juste

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